L'histoire de la Cryogénie

La cryogénie désigne un ensemble de disciplines scientifiques et techniques ayant pour point commun l’étude des basses températures. Apparue dès la fin du XIXe siècle, la cryogénie est présente dans de nombreux domaines, dont le secteur médical et alimentaire.

La cryogénie est directement associée à l’étude des substances soumises à de très basses températures (au minimum -150°) allant jusqu’au zéro absolu (-273°). Pour atteindre ces températures cryogéniques, le but est d’évaporer très rapidement tous les liquides volatils.

 

Depuis des temps immémoriaux, l’Homme a toujours voulu rallonger la longévité de  sa vie. De ce fait, une espèce a fait abstraction du temps, la tartigrade, aussi appelé ourson d’eau sont des petits animaux pluricellulaires* ayant comme faculté de résister à de très basse température. On trouve cette espèce dans des milieux polaires et elles sont capables de rentrer en cryptobiose.
La cryptobiose ou "anhydrobiose" désigne un état complètement arrêté du métabolisme d'un organisme. Il s'agit véritablement d'un état de stase : totalement inactif, l'individu devient presque indestructible et immortel.

Pour la société, la cryogénie semble s’associer à l’immortalité, le fait de revenir à la vie.
Après une cryptobiose, l’organisme concerné retrouve un état de vie active : la reviviscence. Les origines de ce mot viennent du latin signifiant “revenir à la vie”. L’étude de la vie ralentie et du retour à la vie active fait partie des limites du vivant. Ce terme a été utilisé lors d’observation de certains végétaux comme les mousses, passant d’un stade ralenti à un stade actif. Depuis  plus d’un siècle, les biologistes ce sont emparés du terme reviviscence, l’utilisant pour décrire le processus particulier qui consiste, pour un être vivant, animal ou végétal, à recouvrer un métabolisme et une activité normale, après une période de vie ralentie.


Les premières investigations dans le domaine de la cryogénie ont eu lieu dans les années 1890. Les scientifiques se l’époque ont tout d’abord cherché à liquéfier les gazs dits permanents. En 1908, H. Kamerling Onnes réussit à liquéfier de l’hélium, ouvrant le champ des possibles d’une discipline qui ne fera que se développer dans les décennies suivantes. Plusieurs dates marques l’évolution de la Cryogénie:
-1789 : Martin van Marum liquéfie l’ammoniac par simple compression en voulant vérifier la loi de Boyle-Mariotte
-1823 : Michael Faraday liquéfie le chlore de la même façon mais échoue avec les gaz de l’air qu’il considère donc comme des "gaz permanents".
- 1852 : James Prescott Joule et William Thomson montrent que la détente rapide d’un gaz peut conduire à un refroidissement sensible de celui-ci.8
-1863 : Recherche de T. Andrews

-1877 : Louis Paul Cailletet liquéfie l’oxygène et l’azote. Cela invalide l’appellation « gaz permanents ». Mais il rencontre des problèmes de stockage des gaz liquéfiés.
-1892 : James Dewar résout le problème du stockage en créant le premier cryostat puis liquéfie l’hydrogène.
-1908: H. K. Onnes liquéfie l’hélium dans le cadre de ses travaux sur la supraconductivité.

Tous ces chercheurs ont, chacun leurs tours, contribués a l’évolution de la cryogénie pour arriver aux telles prouesses de nos jours.

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